Jusqu’au 1er juillet, seulement 11 pays de l’UE avaient l’autorisation de pratiquer la TVA à taux réduit dans la restauration. Il y a une semaine, la France passait le cap en réduisant
la TVA de 19,6 à 5,5%. Les restaurateurs se sont ainsi engagés sur trois points :- La baisse des prix
- L’embauche (création de 40.000 emplois dont 20.000 apprentis en 2 ans)
- L’investissement
Une semaine jour pour jour après la mise en place de la TVA à 5,5%, j’ai estimé judicieux d’établir un premier bilan.
En premier lieu, il est agréable de constater que les prix ont baissé ! Le café est ainsi passé de 1,80€ à 1,50€. Le plat du jour a diminué dans les mêmes proportions.
En second lieu, les restaurants appliquant la loi sont identifiés par une affichette à l’entrée. Il est donc facile de continuer son chemin si l’on veut profiter de cette baisse de prix.
La TVA à 5,5% dans la restauration était une promesse de longue date. Reprise dans le programme de Nicolas Sarkozy, cet engament a été tenu. Reste à faire le point sur les deux derniers engagements. Le rendez vous est déjà fixé au 1er juillet 2011.
Des élus autour d’une table, une centaine de personnes dans le public, deux policiers municipaux assurant la garde… le décor est planté, la séance du conseil municipal de Saint Dié
peut commencer. C’était dimanche matin à 10h. Comme à l’accoutumée, le « clan Pierret » occupait les premières places glorifiant le maire par une acclamation sidérante. Sur son site internet,
Christian Pierret évoque un « non événement » suite à l’arrêt publié lundi. En dépit de ses propos, Monsieur le Maire a su savourer cet instant comparable à un final de meeting électoral. Lorsque
l’on est un habitué des lieux, la scène ne choque pas… c’est un spectacle habituel.
Il a ensuite procédé à l’appel des conseillers en terminant par « Michel Boulet ». Ce dernier laissant un fauteuil vide a souhaité s’expliquer. Le maire a rétorqué qu’il pourrait
s’exprimer après son installation. Malheureusement, il n’aura pu le faire à aucun moment puisque son micro a été coupé de manière dictatoriale. Serge Vincent a du « crier » pour expliquer la
situation. Voyant l’insatisfaction de l’opposition, Christian Pierret, en colère, a encore abusé de son pouvoir en lançant : « M. Benoît, vous pourrez rejoindre la région d’Amiens si cela
vous convient, Monsieur Parmentier à Epinal ». Comment ne pas être scandalisé par cette citation lorsque l’on sait que l’orateur réside à Paris et dont la ville qu’il dirige ne constitue
pour lui qu’une vitrine ?
Lancé dans un long monologue, il a aussi commenté : « J’ai le plus grand respect pour Damien Parmentier. La liste que je conduisais avait indiqué dans ses documents électoraux
qu’il est un homme de bien, un homme de droit, un homme respectable (…) les élections ont eu lieu, les considérations de mépris et de haine à l’égard d’un homme ont rarement été atteintes à un
tel degré (…) ce qui m’a amené dès le mois de juin 2008 à déposer plainte au pénal pour diffamation et injures (…) des mises en examen vont tomber. Ceci mettra fin à une période que nous
considérons comme indigne de deux éléments essentiels qui constituent notre engagement : le respect des valeurs de la République ainsi que l’amour et le service de la ville de Saint-Dié des
Vosges ». Encore une fois le propos ne choque pas… si l’on ne prend pas en compte le fait que M. Pierret n’habite pas à Saint Dié !
Au bout de 30 minutes seulement, l’opposition a pu s’exprimer par la voix de Serge Vincent : « Vous savez comme moi, que la salle est tenue au silence, et je constate par rapport
à vos propos dits « républicains » que vous ne faites pas respecter le règlement intérieur. Une fois de plus, vos propos de ne sont pas suivis d’effet ! ». Lamentablement, Christian Pierret
a préféré se défiler en rétorquant : « je n’ai pas de leçon à recevoir de vous ! »

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