Mardi 6 mai 2008

La rentrée rimera avec coup de pouce pour les retraités. Nicolas Sarkozy a annoncé mardi dans le Gard que l'ensemble des seniors serait augmenté le 1er septembre de 0,8%. "Nous avons revalorisé de 1,1 point les retraites au 1er janvier, j'annonce que cette hausse sera complétée dès le 1er septembre par une nouvelle progression de 0,8%", a ainsi déclaré le chef de l'Etat aujourd’hui dans le Gard.

Nicolas Sarkozy a rappelé qu'"il n'y a aucune obligation légale de revaloriser les pensions en cours d'année. Mais si nous n'avons pas attendu l'année prochaine, c'est que j'ai parfaitement conscience du problème du pouvoir d'achat des retraités (...) c'est aussi un problème de justice sociale". Cette revalorisation de l'ensemble des retraites doit couvrir, selon l'Elysée, la progression de l'inflation pendant l'année 2008.

Le président a également défendu devant les ouvriers d'une entreprise de Pujaut le plan présenté par le gouvernement pour promouvoir l'emploi des seniors, dénonçant l'erreur du partage du travail et assurant qu'il fallait "laisser les gens bosser". "Ce n'est pas parce qu'on autorise les seniors à travailler plus longtemps qu'on prend des emplois aux jeunes", a estimé Nicolas Sarkozy devant une partie des 300 salariés de cette société spécialisée dans le béton.

Concernant le cumul emploi-retraite, Nicolas Sarkozy s’est exprimé : "On va supprimer la règle qui met les gens d'office à la retraite (...) ceux d'entre vous qui auront cotisé pour avoir une retraite pleine pourront avoir leur retraite et prendre un emploi en plus et cumuler sans limite retraite et salaire". "Ceux qui veulent partir à la retraite après leurs années de cotisation, ils partent en retraite. Celui qui veut travailler, il peut le faire, on va faire un système où on vous laissera le choix", a-t-il poursuivi.

Il propose aussi une autre voie : "Une fois que vous avez le plein de vos années de cotisation, vous dites «je ne veux pas liquider ma retraite mais je veux qu'elle soit meilleure», et chaque année on vous donne 5% de plus". Le ministre des Affaires sociales Xavier Bertrand a détaillé la semaine dernière les grandes lignes de ce plan en faveur de l'emploi des quinquagénaires, se déclarant ouvert aux propositions des syndicats.

 

publié dans : Lois, réformes
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Commentaires

Avis à nos vieux : si vous n'avez pas d'oseille, vous l'aurez dans l'oignon.
commentaire n° : 1 posté par : Armand le: 07/05/2008 10:11:05
Entendu ce matin sur RTL : une dame retraitée qui disait que grâce à l'augmentation de sa retraite, elle pourrait s'acheter 6 baguettes de plus chaque mois, ou 1/2 beeafsteak. Elle concluait son propos par un vibrant "Merci M. Sarkozy, et bon anniversaire".

Cette dame devra-t-elle se remettre à travailler pour mettre un peu de beurre dans les épinards ?
Voilà bien un gouvernement qui n'a aucun sens de la dignité et du respect de la personne humaine. Il faudrait donc que les anciens qui ont travaillé de longues années et qui n'ont pas volé leur retraite, souvent petite, soient remis à la tâche pour pouvoir faire face au coût de la vie qui explose. Voilà des idées qui ont dû germé dans des cerveaux hypocrites de nantis qui n'ont assurément jamais connu le dur labeur des champs ou de l'usine. Et il se trouverait donc après cela des élus UMP qui proclameraientaux vieilles personnes de France et de Navarre, la main sur le coeur, des trémolos dans la voix et la larme à l'oeil, qu'on les remet au boulot parce qu'on aime nos anciens ? Foutaises ! Il est bien facile pour ces cuistres bien-pensants de pondre de pareils textes, dans le confort douillet des cabinets ministériels, et de les voter, tranquillement installés dans le velours, sous les ors et non loin de la buvette du Palais-Bourbon... Et il est bien facile pour M. Nono de défendre ce genre de réformes du haut de ses 29 ans : s'il en avait 30 de plus et qu'il avait passé sa vie à la chaîne, aurait-il le même discours ?

Quand les choses vont mal et que l'on ne veut pas se remettre en question, il est toujours aisé de rejeter la faute sur les autres. Ainsi en va-t-il de M. Sarkozy, qui s'est trouvé de nouveaux boucs émissaires : Jacques Chirac et la presse. Accuser Jacques Chirac, qui a tout de même été la première source d'inspiration de M. Sarkozy, c'est osé mais compréhensible tant l'on a vu de petits élèves n'ayant de cesse de vouloir dépasser (pour ne pas dire outrepasser) le maître, tout en vouant celui-ci aux gémonies. Par contre, pour ce qui est de la presse, qui a si largement contribué à le faire roi, M. Sarkozy pourrait être digne de ses jeunes disciples en UMPisme, et avoir la reconnaissance du ventre !

Ci-après, voici ce que relate la version internet d'un des organes de cette presse suspectée par le pouvoir de dérive gauchiste (en l'occurrence lexpress.fr) :


mercredi 7 mai 2008, mis à jour à 21:24

PARIS
Devant les députés UMP, Sarkozy s'en prend à Chirac et à la presse
AFP
Recevant mercredi les députés UMP pour son premier anniversaire à l'Elysée, Nicolas Sarkozy les a appelés à "soutenir" ses réformes et à être "plus pugnaces" face à l'opposition tout en lançant une charge contre son prédécesseur Jacques Chirac et contre la presse.

De l'avis quasi général, le chef de l'Etat, qui a très longuement pris la parole, voulait avant tout recadrer sa majorité, jugée trop rétive à appuyer les réformes, notamment sur les institutions.

Selon l'Elysée, 262 députés de l'UMP, sur quelque 320, avaient répondu présents à cette cérémonie dans la salle des fêtes, suivie d'un buffet dans le jardin d'hiver et le parc.

"Le message était très clair: je ferai la réforme, toute la réforme, tout de suite et en même temps. Pas question de changer de stratégie. J'ai besoin de votre plein soutien et de votre pugnacité face au PS", a résumé le député Benoist Apparu.

"On s'est pris une rincée. Il nous a reproché de ne pas être assez +pêchus+", a commenté un autre.

"N'ayez pas peur d'être de droite! L'opinion est avec nous", a-t-il aussi lancé à Valérie Boyer qui regrettait que, sur des questions comme celle des sans-papiers, l'UMP "passe systématiquement pour les méchants".

Certains ont évoqué plus sobrement "un exercice de pédagogie". "C'était du bon Sarko. On en est à une soixantaine de réformes. Ca peut perturber, y compris dans nos propres rangs", est convenu Philippe Gosselin.

Beaucoup d'élus ont toutefois été étonnés, voire déconcertés, par la charge du chef de l'Etat contre son prédécesseur.

Selon plusieurs participants, il a lâché pêle-mêle: "Chirac a mis 21 ans à se faire élire. Moi, je l'ai été du premier coup". "Il a fait une réforme et demie, son premier septennat s'est arrêté en décembre 1995 sur un recul sur la réforme des régimes spéciaux". "Moi, je n'ai pas l'obsession de durer et je mène tout de front", a lâché le chef de l'Etat en évoquant longuement sa prise du pouvoir en 2007 et en revenant sur l'affaire Clearstream.

Quant au général de Gaulle, "il n'a eu qu'une voix de majorité en 1967", a relevé M. Sarkozy.

Des attaques que certains ont minimisées: "tout le monde sait qu'il est comme ça", ont lancé des députés en souriant. "C'est Sarko. Tout le monde parle d'une annus horribilis pour lui. Il a voulu remettre ça en perspective dans l'Histoire", analyse Jean Leonetti.

D'autres ont peu goûté ces "piques". "Je l'ai trouvé plutôt bon sur le fond. Mais je vais lui offrir le bouquin de Finkielkraut +L'Ingratitude+. Il faut assumer notre héritage! Il a beaucoup d'atouts, il n'est pas obligé de dire du mal des autres", a jugé Hervé Mariton.

"Il a été assez agressif", pour l'ancienne ministre Catherine Vautrin. "On ne va pas se raconter le film des élections pendant 15 ans! Ce qui importe, c'est ce qu'on fait maintenant!"

Le chef de l'Etat a accusé la presse de ne pas avoir suffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans l'affaire de ses ex-collaboratrices. Il a cité L'Express, Marianne, Le Parisien, l'AFP et le Journal du Dimanche, selon des participants.

"Il a fait une charge très importante contre la presse en disant que dans un pays où il n'y a plus d'opposition, la presse s'attribue la fonction d'opposition", a relaté l'ex-ministre Marie-Anne Montchamp.

"Son message, c'était en gros: +je ne suis pas aidé par la presse+. C'est classique en période de difficultés", selon un autre participant.

"Chirac et la presse en ont pris plein la gueule", résume le villepiniste Jean-Pierre Grand.
commentaire n° : 2 posté par : Robespierre le: 07/05/2008 23:08:48

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