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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 00:18

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Pour être honnête, je n’y croyais pas vraiment lorsque cette nouvelle n’était encore qu’à l’état de rumeur il y a quelques semaines. Et pourtant Jack Lang sera bien le candidat socialiste aux élections législatives qui se dérouleront les 10 et 17 juin prochains dans la 2èmecirconscription des Vosges.

 

J’ai suivi avec beaucoup d’attention la conférence de presse de Christian Pierret samedi dernier. La version donnée par le Maire de Saint Dié des Vosges est complètement ubuesque !

En effet, il semblerait que l’arrivée de Jack Lang dans les Vosges serait le fruit d’un vote des militants socialistes de la circonscription concernée. Pourtant, dimanche matin, on pouvait lire sur le site internet du Nouvel Obs la réaction d’Olivier Boon, secrétaire de section socialiste à Bruyères : 

"FAUX et FAUX !!!!

Je suis militant dans cette circonscription et je suis également secrétaire de section et je peux affirmer qu'aucune élection n'a été faite pour M. LANG. Je viens d'apprendre ce matin dans le journal local que notre candidat élu en décembre était remplacé par M. M LANG. M. PIERRET dit un gros mensonge s'il dit que les militants ont votés pour M. LANG. C'est beau la politique !!
Olivier BOON"


J’ai noté également une "énormité" de Jean Marie Lalandre qui fait savoir son inéligibilité suite à la publication d’une loi datant du 14 avril 2011 et qui interdit les Directeurs Généraux de collectivités de plus de 20.000 habitants à se présenter aux élections. Est-ce un coup de bluff ? En tous cas, je suis convaincu que Jean Marie Lalandre avait pour objectif de chauffer la place pour un autre candidat « éligible ».

 

Suis-je inquiet de la candidature de M. Lang ?

 

Non… pour trois raisons :

 

Tout d’abord, je considère qu’aux yeux des électeurs, Jack Lang ne représente aucunement la déodatie. Il est né en 1939 à Mirecourt, au cœur de la 4ème circonscription. Il n’a jamais vécu dans les Vosges. Ce qui l’intéresse, c’est un siège à l’Assemblée Nationale. A 72 ans, l’intérêt des Vosgiens est une notion qu’il n’a certainement pas intégré… 

 

Ensuite, on savait que la situation du PS dans les Vosges n’était pas très saine. Cette nouvelle ne va pas consoler les militants. En effet, n’y avait t-il pas au sein de la fédération vosgienne, un homme ou une femme capable d’assumer le combat politique ? Tout laisse à supposer que peu de militants socialistes se déplaceront pour tracter, coller les affiches,  bref…. faire la campagne d’un opportuniste.


Enfin, Gérard Cherpion, député UMP sortant est un candidat qui est issu du territoire (Fraize).  C’est un homme de terrain, jeune et populaire. Il est reconnu pour son travail tant au niveau local que national. Je ne doute pas une seule seconde que les électeurs lui renouvelleront sa confiance dans 6 mois.

 

Bien entendu, nous suivrons cette campagne de très près !

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commentaires

J
Voici ce que M. Cossin décrit comme "une énormité" ou encore "un coup de bluff" : il s'agit de la loi que ses petits amis de l'UMP ont votée.


LOI organique n° 2011-410 du 14 avril 2011 relative à l'élection des députés et sénateurs (1)

I. ― Les articles LO 127 à LO 130, LO 130-1, LO 131 et LO 133 du code électoral sont remplacés par des articles LO 127 à LO 132 ainsi rédigés :
« Art. LO 127.-Toute personne qui, à la date du premier tour de scrutin, remplit les conditions pour être électeur et n'entre dans aucun des cas d'inéligibilité prévus par le présent livre peut
être élue à l'Assemblée nationale.
« Art. LO 128.-Ne peuvent pas faire acte de candidature :
« 1° Pendant une durée maximale de trois ans suivant la date de sa décision, les personnes déclarées inéligibles par le juge administratif en application des articles L. 118-3 et L. 118-4 ;
« 2° Pendant une durée maximale de trois ans suivant la date de sa décision, les personnes déclarées inéligibles par le Conseil constitutionnel en application des articles LO 136-1 et LO 136-3
;
« 3° Pendant un an suivant la date de sa décision, les personnes déclarées inéligibles par le Conseil constitutionnel en application de l'article LO 136-2.
« Art. LO 129.-Les majeurs en tutelle ou en curatelle sont inéligibles.
« Art. LO 130.-Sont inéligibles pendant la durée de leurs fonctions :
« 1° Le Défenseur des droits et ses adjoints ;
« 2° Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.
« Art. LO 131.-Nul ne peut être élu s'il ne justifie avoir satisfait aux obligations imposées par le code du service national.
« Art. LO 132.-I. ― Les préfets sont inéligibles en France dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins
de trois ans à la date du scrutin.
« II. ― Sont inéligibles en France dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d'un an à la date du
scrutin les titulaires des fonctions suivantes :
« 1° Les sous-préfets, les secrétaires généraux de préfecture, les directeurs de cabinet de préfet et les directeurs des services de cabinet de préfet ;
« 2° Le secrétaire général et les chargés de mission du secrétariat général pour les affaires régionales ou pour les affaires de Corse ;
« 3° Les directeurs de préfecture, les chefs de bureau de préfecture et les secrétaires généraux de sous-préfecture ;
« 4° Les directeurs, directeurs adjoints et chefs de service des administrations civiles de l'Etat dans la région ou le département ;
« 5° Les directeurs régionaux, départementaux ou locaux des finances publiques et leurs fondés de pouvoir ainsi que les comptables publics ;
« 6° Les recteurs d'académie, les inspecteurs d'académie, les inspecteurs d'académie adjoints et les inspecteurs de l'éducation nationale chargés d'une circonscription du premier degré ;
« 7° Les inspecteurs du travail ;
« 8° Les responsables de circonscription territoriale ou de direction territoriale des établissements publics de l'Etat et les directeurs de succursale et directeurs régionaux de la Banque de
France ;
« 9° Les magistrats des cours d'appel, des tribunaux de grande instance et les juges de proximité ;
« 10° Les présidents des cours administratives d'appel et les magistrats des cours administratives d'appel et des tribunaux administratifs ;
« 11° Les présidents de chambre régionale ou territoriale des comptes et les magistrats des chambres régionales ou territoriales des comptes ;
« 12° Les présidents des tribunaux de commerce et les présidents des conseils de prud'hommes ;
« 13° Les officiers et sous-officiers de la gendarmerie nationale exerçant un commandement territorial ainsi que leurs adjoints pour l'exercice de ce commandement ;
« 14° Les fonctionnaires des corps actifs de la police nationale exerçant un commandement territorial ainsi que leurs adjoints pour l'exercice de ce commandement ;
« 15° Les militaires, autres que les gendarmes, exerçant un commandement territorial ou le commandement d'une formation administrative ainsi que leurs adjoints pour l'exercice de ce commandement
;
« 16° Les directeurs des organismes régionaux et locaux de la sécurité sociale relevant du contrôle de la Cour des comptes ;
« 17° Les directeurs, directeurs adjoints et secrétaires généraux des agences régionales de santé ;
« 18° Les directeurs généraux et directeurs des établissements publics de santé ;
« 19° Les directeurs départementaux des services d'incendie et de secours et leurs adjoints ;
« 20° Les directeurs généraux, directeurs généraux adjoints, directeurs, directeurs adjoints et chefs de service du conseil régional, de la collectivité territoriale de Corse, du conseil général,
des communes de plus de 20 000 habitants, des communautés de communes de plus de 20 000 habitants, des communautés d'agglomération, des communautés urbaines et des métropoles ;
« 21° Les directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et directeurs des établissements publics dont l'organe délibérant est composé majoritairement de représentants des collectivités
territoriales ou des groupements de collectivités mentionnés au 20° ;
« 22° Les membres du cabinet du président du conseil régional, du président de l'Assemblée de Corse, du président du conseil exécutif de Corse, du président du conseil général, des maires des
communes de plus de 20 000 habitants, des présidents des communautés de communes de plus de 20 000 habitants, des présidents des communautés d'agglomération, des présidents des communautés urbaines
et des présidents des métropoles. »
II. ― Au premier alinéa de l'article LO 296 du même code, les mots : « trente ans » sont remplacés par les mots : « vingt-quatre ans ».
NOR: IOCX0913613L

L'Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution ;
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article 1
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P
Cherpion est un jeune homme . LANG un vieux. Dans quelle catégorie mettez vous Poncelet?
Répondre
A


Christian Poncelet est encore plus agé que Jack Lang... mais lorsque le PS appelle au renouvelement avec Jack Lang, je rigole !