Mercredi 2 juillet 2008

Sur son blog, le député de la troisième circonscription détaille trois propositions de loi qui feront débat à l’Assemblée.

La première proposition tend à faciliter les dons du corps à la science. Partant du constat que certaines familles affectées par la perte de l’un des leurs, devaient prendre en charge le coût du transport entre le lieu du décès du donneur et la faculté de médecine destinataire du don. L’enjeu est de faire en sorte que l'ensemble des frais liés aux opérations de don du corps soient intégralement pris en charge par la faculté de médecine destinataire du don. Les donations de corps après décès sont toujours accueillies avec beaucoup de gratitude par les facultés de médecine dans la mesure où elles s’avèrent très précieuses pour l’enseignement et la recherche. Elles participent ainsi à la qualité de la médecine française.

La deuxième proposition vise à renforcer la protection des personnes âgées face au démarchage à domicile. Le droit français autorise un délai de rétractation de 7 jours. Dans le cas où des personnes âgées sont démarchées, ce temps est le même alors que certains démarcheurs abusent de la faiblesse de leurs clients. C'est pourquoi, François VANNSON a décidé de déposer une proposition de loi visant à allonger le délai de rétractation en le portant à 30 jours pour les personnes âgées de 70 ans et plus.

Enfin, la troisième proposition s’adresse aux artistes vivants.  Depuis 1959, 1% du budget des constructions publiques doit servir à la commande d’œuvres d’art émanant d’artistes vivants.  Les collectivités territoriales ne sont pas soumises à la même réglementation en terme de décoration des constructions publiques ; c’est pourquoi le Député propose de mettre à égalité l’Etat et les Collectivités territoriales. Cette mesure offrirait aux artistes des débouchés importants pour leur activité et leur créativité.

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Jeudi 26 juin 2008

La… ou plutôt « les » télévisions publiques françaises bénéficient d’un large soutien financier en profitant d’un double système de financement : d’une part les recettes dues à la redevance ; d’autre part les recettes liées à la publicité. Pour cette dernière ressource, comment considérer une chaîne « publique » qui a pour principal objectif d’attirer les publicitaires ? Si la programmation et le traitement de l’information ont un intérêt essentiellement financier, à quoi ça sert d’avoir une télévision publique ? 

 

Le rapport de la commission Copé a été remis hier à Nicolas Sarkozy, qui a annoncé les principales mesures : la suppression progressive de la publicité et la compensation financière par l’impôt. Cette reforme profitera naturellement aux chaînes privées grâce au principe des « vases communicants ». Les opérateurs de téléphonie mobile et les FAI (fournisseurs d’accès Internet) sont également concernés par cette taxe car la technologie ayant évolué, la TV se regarde aujourd’hui sur le téléphone portable et sur Internet. Il est donc justifié de les taxer afin de participer au financement des chaînes publiques. 

 

La gauche, qui avait pourtant intégré la commission Copé et qui a finalement décidé de ne plus s’investir au bout de quelques mois ; Cette vieille gauche va encore en vouloir à la majorité… oui, c’est bien « la droite » qui aujourd’hui, défend le service public !

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Mercredi 18 juin 2008

Le chantier a été lancé à Epinal, raison de plus pour le défendre !

 

Alors que nul ne peut contester un monde où tout va de plus en plus vite, l’adaptation de nos institutions s’avère plus que nécessaire. Les socialistes s’étaient d’ailleurs portés en faveur d’une VIème République pour s’adapter au monde changeant. Aujourd’hui, en critiquant le projet de réforme, ils semblent avoir la mémoire courte !

 

Notre mouvement a toujours défendu la réforme de la Constitution sans pour autant changer de République. Parmi les textes discutés à l’heure actuelle au Sénat, la possibilité donnée au Président de la République de venir s’exprimer devant le Parlement étonne.

 

En France, n’importe quel Chef d’Etat étranger en visite peut s’exprimer devant le Parlement Français. A l’inverse le Président Français peut s’exprimer devant n’importe quel Parlement étranger sauf celui de son pays. C’est le principe de la séparation des pouvoirs me direz vous… mais pour mieux comprendre l'absurdité actuelle, voyons aujourd'hui comment le Chef de l'Etat peut s'exprimer aux législateurs. Le Président doit missionner et remettre le discours à un Parlementaire, l’ensemble des participants doivent se tenir debout, l’assemblée écoute et à la fin de l’allocution les Députés quittent la Chambre sans débat possible. Oui, nous sommes au 21ème siècle et vous avez bien lu !


Les Députés socialistes estiment que ce projet de réforme a pour but de faire pression sur les Parlementaires. S’il en était ainsi, le Président de la République interdirait tout débat suite à son allocution, ce qui est pourtant le cas actuellement. Enfin, pour les plus réfractaires qui avancent une réforme faite par et surtout « pour » Nicolas Sarkozy, il va de soi que cette réforme n’est pas exclusive au mandat de notre Président. Il ne s’agit pas de pour lui de s’exprimer tous les jours devant les Députés… d’ailleurs qui pourrait croire cela ? Elle s’inscrira dans la Constitution et les éventuels futurs chefs d’Etat (de gauche mais bien sur, on ne le souhaite pas) sauront en profiter en oubliant la polémique qu’ils auront semé…  

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Vendredi 6 juin 2008

Xavier Darcos est sans doute l’un des Ministres de l’Education Nationale les plus actifs de sa génération. Ce qualificatif lui vaut aussi de nombreuses contestations issues d’une gauche prônant « conservatisme et idéologie ». Après le quantitatif (près de 11200 postes seront supprimés à la rentrée 2008), la qualité de l’enseignement dans toutes ses coutures est remis au goût du jour.


Faisons un peu d’histoire : En 1961, un Député proposait de faire passer les examens de fin d’année dans des lieux « extra scolaires ». La surveillance des épreuves serait assurée par du personnel « non enseignant ». Cette réforme aurait permis aux élèves de pouvoir travailler dans des conditions habituelles jusqu’à la fin du mois de juin. Nous sommes en 2008… et rien n’a changé !

Le Ministre de l’éducation est en train de tester cette vieille proposition de loi dans une quinzaine de départements. Elle sera sans doute généralisée dès la rentrée prochaine puisque tout le monde y gagne : l’élève, l’enseignant et les parents.


- L’élève, travaillera jusqu’au bout de son cycle ;

- L’enseignant, qui assurera la correction des copies en plus de son « job », verra son salaire nettement augmenter : la rémunération à la copie passera à 5€ au lieu de 1€ actuellement.

- Les parents, enfin, qui n’auront plus le souci de savoir ce que fait son enfant au mois de juin puisque l’ensemble de l’équipe pédagogique sera présente.


Saluons un projet de loi simple, efficace et visant l’intérêt général.

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Mardi 6 mai 2008

La rentrée rimera avec coup de pouce pour les retraités. Nicolas Sarkozy a annoncé mardi dans le Gard que l'ensemble des seniors serait augmenté le 1er septembre de 0,8%. "Nous avons revalorisé de 1,1 point les retraites au 1er janvier, j'annonce que cette hausse sera complétée dès le 1er septembre par une nouvelle progression de 0,8%", a ainsi déclaré le chef de l'Etat aujourd’hui dans le Gard.

Nicolas Sarkozy a rappelé qu'"il n'y a aucune obligation légale de revaloriser les pensions en cours d'année. Mais si nous n'avons pas attendu l'année prochaine, c'est que j'ai parfaitement conscience du problème du pouvoir d'achat des retraités (...) c'est aussi un problème de justice sociale". Cette revalorisation de l'ensemble des retraites doit couvrir, selon l'Elysée, la progression de l'inflation pendant l'année 2008.

Le président a également défendu devant les ouvriers d'une entreprise de Pujaut le plan présenté par le gouvernement pour promouvoir l'emploi des seniors, dénonçant l'erreur du partage du travail et assurant qu'il fallait "laisser les gens bosser". "Ce n'est pas parce qu'on autorise les seniors à travailler plus longtemps qu'on prend des emplois aux jeunes", a estimé Nicolas Sarkozy devant une partie des 300 salariés de cette société spécialisée dans le béton.

Concernant le cumul emploi-retraite, Nicolas Sarkozy s’est exprimé : "On va supprimer la règle qui met les gens d'office à la retraite (...) ceux d'entre vous qui auront cotisé pour avoir une retraite pleine pourront avoir leur retraite et prendre un emploi en plus et cumuler sans limite retraite et salaire". "Ceux qui veulent partir à la retraite après leurs années de cotisation, ils partent en retraite. Celui qui veut travailler, il peut le faire, on va faire un système où on vous laissera le choix", a-t-il poursuivi.

Il propose aussi une autre voie : "Une fois que vous avez le plein de vos années de cotisation, vous dites «je ne veux pas liquider ma retraite mais je veux qu'elle soit meilleure», et chaque année on vous donne 5% de plus". Le ministre des Affaires sociales Xavier Bertrand a détaillé la semaine dernière les grandes lignes de ce plan en faveur de l'emploi des quinquagénaires, se déclarant ouvert aux propositions des syndicats.

 

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Vendredi 2 mai 2008

Sur un blog « gauchiste » voici ce que j’ai pu lire : « ce n’est pas aux cheminots d’aller à 40 ans, c’est autres d’aller à 37,5 ! ». Hum…. évidemment, j’ai souhaité réagir mais…par ou commencer ? Peut-être faut-il reprendre les bases du problème.   

En France, le système par répartition a été retenu il y a quelques décennies pour financer les différents régimes de retraites. Cela signifie que les salariés d’aujourd’hui « cotisent » pour financer les pensions des retraités actuels. Pendant la crise du « papy-boom » que nous vivons actuellement, le nombre d’actifs tend à devenir inférieur au nombre de retraités. Et donc, conformément aux prévisions, ce qui devait arriver… arriva !

Comme l’a expliqué le Ministre de l’emploi Xavier Bertrand, il y existe trois leviers possibles pour répondre à cette crise : 
 


- Premier levier : baisser le montant pensions. Bien entendu, dans le contexte actuel, c’est impossible d’y penser ! La mesure serait en totale contradiction avec la politique du Gouvernement Fillon qui reviendrait à diminuer le pouvoir d’achat des retraités. Rappelons que le but de la réforme des régimes spéciaux est aussi de revaloriser les petites pensions.

- Deuxième levier : augmenter le montant des cotisations. Cela reviendrait à diminuer le pouvoir d’achat des salariés… le raisonnement est identique au premier point.    

- Troisième levier : augmenter la durée des cotisations. Dans un pays où l’espérance de vie augmente, la mesure semble évidente. Reste à déterminer la durée de cotisation et l’âge légal du départ à la retraite. Le Médef s’est prononcé en faveur d’un âge légal de 62 ans. Le gouvernement s’est montré plus retissant est s’engagerait plutôt sur une augmentation par pallier avec une durée déterminée et un âge légal de 61 ans.


Le problème de la pénibilité du travail est actuellement en discussion avec les syndicats. Si aucun accord n’est trouvé, le gouvernement fera part de ses décisions.


Et pendant ce temps,… que proposent les Socialistes ? Rien ! Ils préfèrent penser à préparer leur congrès du mois de Novembre (oh combien nécessaire) et même pire, certain ont déjà la tête tournée vers élections de 2012 !  


Soulignons que cette réforme contestée était pourtant au programme de Nicolas Sarkozy. Ce programme a été voté, les réformes sont engagées, le mécontentement d’une fraction de Français n’est donc pas justifié !

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Mercredi 30 avril 2008

Le Smic passe à 8,63 euros brut de l'heure, soit près de 1.308 euros brut par mois, à partir de jeudi prochain 1er mai, en raison du niveau de l'inflation, aux termes d'un arrêté paru aujourd'hui au journal officiel.

Le Smic horaire, qui était jusqu'à présent à 8,44 euros brut, est majoré de 2,3% au 1er mai 2008, pour s'établir à 8,63 euros brut, compte tenu du niveau de l'indice mensuel des prix à la consommation.
Le Smic
mensuel brut (à temps plein) passera donc de 1.279 euros mensuels à près de 1.308 euros brut. En net, en fonction des cotisations, il se situe entre 1.000 et 1.030 euros.

Plus de deux millions de salariés les moins payés, soit un salarié sur dix en France, sont concernés par cette hausse, qui intervient, aux termes de la législation, sans attendre la revalorisation habituelle du 1er juillet.

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Lundi 28 avril 2008

Ce n’est pas une surprise puisque c'était dans le projet présidentiel. Nicolas Sarkozy a très clairement confirmé que Martin HIRSCH était entré au gouvernement pour mettre en œuvre le Revenu de solidarité active, et que cette réforme serait menée à bien en 2009.

Le RSA consiste, selon la même logique que la PPE, à apporter un supplément de revenu aux 3,5 millions de bénéficiaires de minima sociaux qui retrouvent un emploi et aux 1,3 million de travailleurs pauvres afin que vivre des fruits de son travail soit toujours plus avantageux que de rester dans l’assistance.

Il consiste aussi à unifier différents minima sociaux afin de les simplifier et de les rendre plus efficaces en matière d’incitation au retour à l’emploi Rappelons que le RSA est actuellement expérimenté dans 34 départements. Au vu des retours de ces expérimentations, Martin HIRSCH fera une proposition de « formatage » du RSA au Président de la République, avant sa généralisation.

Plusieurs points restent à l’heure actuelle en suspens :
- la durée de versement du revenu de solidarité active et les conditions d’évaluation à terme de cette réforme ;
- l’équilibre des droits et des devoirs des bénéficiaires du revenu de solidarité active
- les conditions dans lesquelles la prime pour l’emploi sera intégrée dans le RSA qui doit venir se substituer à cette allocation.

En ce qui concerne le financement de cette réforme, celui-ci reposera principalement sur deux piliers :
1. un financement spécifique et additionnel de l’Etat de 1 à 1,5 milliards d’euros qui constitue un effort supplémentaire au profit des travailleurs à bas revenus ;
2. selon des conditions qui restent à déterminer, une partie des crédits actuellement consacrés à la prime pour l’emploi dans la mesure où le RSA va venir s’y substituer

Les annonces du Président permettent à Martin Hirsch de continuer à construire un revenu de solidarité active ambitieux, équitable et efficace. Il apporte une simplification considérable des aides et des minima sociaux. Il transforme des dépenses sociales qui augmentent depuis des années sans réduire pour autant la pauvreté et la précarité. Le revenu de solidarité active réduira la pauvreté en favorisant le travail. Ses bénéficiaires auront en outre un accompagnement spécifique pour les aider vers et dans l’emploi.

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Lundi 28 avril 2008

Christine LAGARDE était l’invitée ce dimanche soir du « Grand Jury » RTL-LCI-Le Figaro. La Ministre a -entre autre- profité de l’occasion pour présenter un avant projet de la loi sur la modernisation de l’économie. Les grandes lignes sont dores et déjà tracées. 

 

Annonçant que 60% des français ont envie de créer leur propre entreprise, le premier volet comportera des éléments sur l’encouragement pour un retraité ou un employé à créer une activité annexe à son compte. Les entrepreneurs verront leurs charges forfaitisées et les procédures seront simplifiées.

Le deuxième volet du projet de loi "veut permettre à des distributeurs qui ne sont pas implantés (en France aujourd'hui) de s'implanter sans contrainte" et notamment les chaînes de hard-discount susceptibles de faire baisser les prix. Les conditions générales de vente devront être négociées en toute transparence entre le distributeur et le fournisseur afin de favoriser la baisse des prix. Aujourd’hui, la loi est trop bénéfique aux distributeurs qui possèdent le monopole sur chaque territoire. Prenons un exemple local : à travers l’agglomération spinalienne, l’enseigne « Carrefour » domine à l’Est, le magasin « Leclerc » dessert l’Ouest, et le supermarché « Géant » domine au sud d’Epinal. Pour l’heure, il est imossiple d’imaginer un « Hard discounter » à proximité. Il s’agira donc de laisser la libre  implantation de nouvelles enseignes hard-discount de plus de 1000 m² (au lieu de 300 aujourd’hui) pour faire diminuer les prix. Dans beaucoup de pays européens, ça se passe comme ça, et ça marche ! L’exemple Franco-allemand parle de lui-même : en France, le Coca Cola coûte 1,30 € alors qu’il est d’1,09 € en Allemagne. En France, le pot de Nutella coûte 2,20 €. Outre Rhin, il est deux fois moins cher. L’idée est donc de prendre en France des mesures qui ont fait leurs preuves chez nos voisins.

Le texte me semble bon. Il favorise l’augmentation des revenus tout en incitant la baisse des prix. Ce texte favorisant le pouvoir d’achat sera présenté ce lundi en conseil des ministres.  
 

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Mercredi 23 avril 2008

Le Premier ministre a présenté le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Vème République.

 

Cinquante ans après la fondation de la Vème République, ce texte propose, pour la première fois, une réforme d’ensemble de nos institutions, visant principalement à renforcer le rôle du Parlement, à rénover le mode d’exercice du pouvoir exécutif et à garantir aux citoyens des droits nouveaux. Il entend permettre l’avènement d’une démocratie plus équilibrée, sans remettre en cause les traits essentiels de la Vème République. 

 

Les modifications que le projet propose d’apporter à la Constitution ont été débattues entre juillet et octobre 2007, au sein du comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République présidé par M. Edouard Balladur, ancien Premier ministre. Sur la base des orientations arrêtées par le rapport du comité, une concertation a été menée par le Premier ministre, à la demande du Président de la République, avec les principaux responsables politiques, afin d’élaborer un texte ambitieux et cohérent.  

 

Le projet de loi constitutionnelle comporte, en premier lieu, une série de dispositions visant à revaloriser le Parlement en lui accordant des prérogatives nouvelles. 

Le Parlement bénéficiera d’une plus grande maîtrise du travail législatif grâce notamment à l’institution d’un partage de l’ordre du jour entre le Gouvernement et le Parlement, à la limitation des cas de recours à la procédure de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution et à la revalorisation du travail des commissions : hors lois de finances et de financement de la sécurité sociale ou lois constitutionnelles, la discussion en séance portera désormais sur le texte amendé par la commission saisie et non plus sur le projet du Gouvernement. La capacité d’initiative du Parlement sera renforcée avec l’introduction du droit de voter des résolutions. Son organisation et son fonctionnement seront modernisés avec la possibilité qui lui sera offerte de créer de nouvelles commissions en son sein ou de mieux encadrer les modalités d’exercice du droit d’amendement. Le rôle du Parlement sera également renforcé en matière de politique européenne et de politique internationale ; la prolongation des interventions militaires à l’étranger au-delà de six mois sera désormais soumise à un régime d’autorisation parlementaire. 

 

Le projet de loi constitutionnelle s’attache également à renforcer la représentativité du Parlement par des dispositions relatives à la représentation des Français établis hors de France, aux modalités de redécoupage des circonscriptions électorales et au collège électoral des sénateurs. Il lève en outre les obstacles qui s’opposent aujourd’hui à l’élaboration d’un véritable statut de l’opposition. 

Le projet de loi constitutionnelle prévoit, en deuxième lieu, de rénover le mode d’exercice du pouvoir exécutif, notamment par la limitation à deux du nombre de mandats consécutifs susceptibles d’être accomplis par le Président de la République et l’obligation de recueillir l’avis préalable d’une commission composée de parlementaires sur certaines nominations effectuées par le Président de la République. Le nombre maximum de ministres sera limité par une loi organique. Le texte modernise également le droit de grâce, lequel ne pourra plus être exercé qu’à titre individuel, ainsi que le droit de message du Président de la République au Parlement

 

Enfin, il est prévu d’accorder aux citoyens des droits nouveaux. Un mécanisme de contrôle de la constitutionnalité des lois par voie d’exception permettra à tout justiciable de contester, à l’occasion d’une instance où il est partie, la conformité d’une disposition législative aux droits et libertés reconnus par la Constitution. Est également créé un Défenseur des droits des citoyens, doté de prérogatives importantes, chargé de recueillir les réclamations des personnes qui s’estimeraient lésées par le fonctionnement d’un service public. Par ailleurs, le projet institue la possibilité de saisine du Conseil économique et social par voie de pétition et affirme la vocation de cet organisme à intervenir sur les questions relatives à l’environnement. Enfin, la composition du Conseil supérieur de la magistrature sera modifiée, la présidence des formations de cette instance étant confiée non plus au Président de la République mais au Premier président de la Cour de cassation et au Procureur général près cette cour, et les magistrats n’étant plus majoritaires au sein de ce Conseil. 

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