Blog d'Arnaud COSSIN
11/11/2008 – 4 heures. C’est l’heure à laquelle il a fallu se lever pour espérer profiter des meilleures places à l’occasion de la venue de Nicolas Sarkozy à Verdun (55). L’année dernière, le Président de la République avait créé la surprise en prononçant un discours sous l’Arc de Triomphe alors que la cérémonie consistant à raviver la flamme du soldat inconnu est traditionnellement silencieuse. Cette année, il a joué la carte de l’innovation et de la délocalisation en présidant le 90ème anniversaire de l’Armistice à la Nécropole Nationale de Douaumont. Je savais qu’un dispositif exceptionnel avait été déployé compte tenu des nombreuses personnalités présentes, mais de la à voir un CRS tous les 100 mètres... Verdun était devenue la ville la plus quadrillée de France le temps d’une journée. Arrivant en voiture sur les lieux à 7h30, de nombreux bus assuraient les navettes depuis le centre ville. Chaque bus était escorté par des motards.
Nicolas Sarkozy était attendu pour 10h45. L’attente s’est faite avec une certaine jouvence car avec un ami, nous avons réussi notre pari : se placer au premier rang !
De nombreux porte-drapeaux venus de toute la France étaient au garde à vous. Un documentaire sur la Guerre de 14-18 diffusé sur écran géant permettait d’occuper une longue attente dans un climat froid très venteux. A 10h30, les premières personnalités firent leur apparition : le premier ministre François Fillon, Les Présidents des deux chambres parlementaires Bernard Accoyer et Gérard Larcher. Le Prince Charles et son épouse Camilla, Peter Muller (Président du Bundesrat allemand), José Manuel Barroso (Président de la commission européenne) ,…
A 10h45 très précise, on aperçu la voiture de Nicolas Sarkozy arriver sur les lieux. Lorsque le public a vu Carla Bruni-Sarkozy sortir de la C6 présidentielle, une grande exclamation se fit entendre ! A partir de cet instant, tout s’est enchainé : hommage au cimetière militaire, théâtralisation de différentes scènes vécues par des Poilus, le discours rediffusé en direct à la TV, l’hymne national et européen chanté par les chœurs de l’Armée Française,…
A l’issue de la matinée, le chef d’Etat a repris la route, escorté par une vingtaine de CRS. De nombreuses personnalités sont restées quelques minutes de plus pour échanger avec le public. Nous avons pu approcher et réaliser quelques clichés avec Nadine Morano (secrétaire d’Etat à la Famille), Laurent Hénart (député de la 1ère circonscription de Meurthe et Moselle et ancien ministre) et Patrick de Carolis (PDG de France Télévisions).
En conclusion, cette cérémonie méritait d’être vue même si les invitations personnelles et le dispositif de sécurité ne permettaient pas à tout le monde d’assister à cet événement. Sur le fond, le Nicolas Sarkozy a rendu hommage à tous les combattants du conflit "sans exception", et fait un pas vers la réhabilitation des mutins de 1917, fusillés pour avoir refusé de monter au front. Sur la forme, on regrette qu’un représentant de l’UE n’ai pas pris la parole. Cette cérémonie fortement « européanisée » méritait bien cela ?!
Le discours du Chef de l’Etat :