Blog d'Arnaud COSSIN
La situation en Guadeloupe est très difficile. Elle est bloquée depuis plusieurs semaines, on a même assisté à un meurtre le week-end dernier. Devant ce mouvement social inédit, contrairement à ce que les Socialistes font croire, le gouvernement n’est pas arrivé trop tard. Depuis le début de la crise, Il met tout en œuvre pour débloquer la situation. De nombreuses réponses ont déjà été apportées. Prenons quelques exemples concrets : le RSA qui devait être mis en œuvre en 2011 s’appliquera dès cette année soit deux ans plus tôt, les allocations logement vont être augmentées, les allocations qui permettent aux familles de payer la cantine scolaire vont être augmentées, le prix du carburant est plus bas qu’en métropole… Bref, beaucoup a déjà été fait. Seule une proposition n’a pas encore pu être acceptée, celle de la revalorisation des salaires. Pourquoi ? Parce que le gouvernement ne souhaite pas imposer une fois de plus le contribuable pour faire valoir une hausse des salaires. D’ailleurs, qu’en penseraient les métropolitains ? Les visites de M. Besancenot et de Mme Royal n’ont qu’un seul intérêt : « la récupération politicienne » dans un département votant massivement « à gauche ». Vu de notre région, on a l’impression d’assister à un dialogue de sourd ; mais il ne faut pas confondre les rôles. En cette période de crise, les guadeloupéens défendent à juste titre leur pouvoir d’achat… et cette négociation des salaires doit avoir lieu entre le Patronat et les Syndicats. C’est pour cela que M. Yves JEGO, Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer s’est retiré la semaine dernière. Deux médiateurs devraient faciliter le dialogue social dans l’île. Une chose est certaine : il va falloir faire changer les mentalités entre des syndicats « déterminés » et un patronat guadeloupéen certainement un peu trop « rigide ».