Blog d'Arnaud COSSIN
Il y a dix ans, la loi Aubry instaurait les « 35 heures » en France. C’est un bien triste anniversaire puisque depuis 1998, on constate un « gel » des salaires. Si l’on ajoute à cela l’augmentation des prix dû au passage à l’euro en l’an 2001 et aujourd’hui, l’envolée du cours des matières premières, je ne peux que me réjouir du rythme soutenu des actions gouvernementales en faveur du pouvoir d’achat.
Lors de la campagne des Présidentielles en 2007, Nicolas Sarkozy avait lancé « à quoi ça sert d’avoir des RTT si l’on n’a pas les moyens de partir en week-end ? ». Les mauvaises langues trouveront un zeste de « populisme » mais la vérité était dite ! Le pouvoir d’achat, c’est favoriser la baisse des prix mais c’est aussi accroître les revenus. Ce dernier point se traduit par la levée des verrous qui empêchent aujourd’hui les salariés de travailler plus.
Les « 35 heures » sont elles menacées ? Non ! Il s’agit d’en faire un minimum. C'est-à-dire que la durée du temps de travail restera à 35 heures mais la liberté de négociation entre l’employé est le « patron » sera étendue. Le salarié qui veut travailler plus pourra le faire. Le salarié qui souhaite travailler 35 heures sera dans ses droits. La liberté de travailler plus ne doit pas être réservée à une élite ; Elle doit être une opportunité pour l’ensemble des salariés.
A l’heure où les Socialistes dénoncent le démantèlement d’un acquis social, il serait temps de faire preuve de pragmatisme. Aucun pays n’a imité la France sur ce supposé « acquis »…
Je terminerai par ce qui résume le mieux aujourd’hui l’opposition : être de gauche à l’heure actuelle, c’est être contre la liberté des salariés, c’est être opposé à l’amélioration de la croissance, et c’est tout simplement être contre l’augmentation du pouvoir d’achat…