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Blog d'Arnaud COSSIN

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L'Assemblée adopte le texte sur le service minimum à l'école

L'Assemblée nationale a adopté, mercredi 16 juillet, le projet de loi qui impose l'accueil à l'école des enfants de maternelle et de primaire en cas de grève ou d'absence "imprévisible" d'un professeur qui n'a pu être remplacé. Cette obligation a été étendue aux élèves des écoles privées sous contrat avec l'Etat.

Le texte a été approuvé par l'UMP et le Nouveau Centre, avec soixante-dix-sept voix contre dix-sept. Il prévoit que l'élève "bénéficie d'un service d'accueil" lorsque "les enseignements ne peuvent lui être délivrés en raison de l'absence imprévisible de son professeur et de l'impossibilité de le remplacer. Il en est de même en cas de grève".

Ce sont les communes qui auront l'obligation d'organiser un service d'accueil si 25 % des enseignants font grève dans un établissement. En contre-partie de ce service, les communes percevront une compensation de l'Etat. Le texte impose par ailleurs que l'Etat et les syndicats mènent une "négociation préalable", dans un délai maximal de huit jours, avant tout dépôt d'un préavis de grève. Examiné en urgence (une seule lecture par assemblée), comme la plupart des projets de loi, le texte doit être maintenant soumis à une commission mixte paritaire composée de sept sénateurs et de sept députés avant une adoption définitive, le 23 ou le 24 juillet, pour une entrée en vigueur le 1er septembre. 

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C
Ca va raler chez les instruisous...<br /> Eh oui, le droit de greve est enfin disjoint du chantage et de son pendant: le devoir d'emmerdement.<br /> S'est-on demandé ne serait-ce qu'une fois quel serait l'état de notre économie si chaque salarié, du privé ou du public se mettait à adopter la greve attitude de nos enseignants?<br /> Merci au nom des parents de boutchous de cette mesure qui n'empeche en rien les greviste-pros de continuer à faire joujou tandis que ceux qui justifient l'existence meme du métier d'enseignant sont en sécurité.<br /> Je ne vois vraiment pas ce que l'on peut trouver à redire à cela à moins d'etre d'un sectarisme incurable (genre mauvaise foi chronique).
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R
...mais les Irlandais, eux, rient plutôt jaune.<br /> <br /> <br /> <br /> Nicolas Sarkozy, "french gaffeur", est attendu à Dublin avec agacement<br /> LE MONDE | 18.07.08 | 12h58 • Mis à jour le 18.07.08 | 17h30<br /> <br /> <br /> L'inventaire des "french gaffes" est devenu un passe-temps en Irlande. En faisant savoir aux députés UMP, mardi 15 juillet, que "les Irlandais devront revoter" sur le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy s'est mis lui-même sur la liste des politiques français dont le peuple irlandais, farouchement épris d'indépendance, juge qu'ils interviennent à tort et à travers dans leurs affaires. Les Irlandais se sont prononcés sur le traité par référendum le 12 juin, au terme d'une campagne confuse où les partisans du non ont brassé toutes sortes d'arguments contradictoires. Et à une forte majorité, ils ont dit non.<br /> <br /> <br /> Depuis, les Européens cherchent à contourner ce rejet populaire pour ne pas enterrer le traité de Lisbonne, déjà ratifié par 23 Etats-membres sur 27 et qui doit l'être à l'unanimité. En misant sur l'isolement des Irlandais, tous espèrent en secret les amener à un deuxième vote sur un texte partiellement modifié.<br /> <br /> Le plus subtil doigté est de rigueur. Le peuple doit être respecté. Le taoiseach (premier ministre irlandais), Brian Cowen, a demandé du temps à ses homologues européens. Il a diligenté des études pour analyser les raisons du non, dont les résultats seront connus en septembre. Nicolas Sarkozy est attendu à Dublin, lundi 21 juillet, pour "écouter et dialoguer". Et voilà que le président en exercice de l'Union européenne met bruyamment les pieds dans le plat.<br /> <br /> Il ne facilite pas la tâche du taoiseach, déjà coincé de toutes parts, entre la volonté populaire, celle de ses homologues européens et la santé déclinante de l'économie irlandaise. Celui-ci s'est efforcé de rester aimable en évoquant "les nombreux avis exprimés en Europe" après le non irlandais. Le ministre des affaires étrangères, Dick Roche, tente de se convaincre que M. Sarkozy vient à Dublin "pour écouter, et pas avec une formule précuite". Les partisans du non, trop contents du cadeau, dénoncent à loisir "l'insulte" faite au peuple irlandais et la nature décidément "antidémocratique" des habitudes bruxelloises.<br /> <br /> <br /> OUTRECUIDANCE<br /> <br /> <br /> Pour les uns et les autres, c'est une "french gaffe" de plus. Ils ont déjà largement relevé celles de Valéry Giscard d'Estaing, ex-président de la Convention européenne, qui avait critiqué l'illisibilité du traité de Lisbonne ; de Christine Lagarde, ministre des finances, qui a insisté sur le projet d'harmonisation européenne de l'assiette d'impôt sur les sociétés, quand le dumping fiscal est une clé de la réussite irlandaise ; de Bernard Kouchner, ministre des affaires étrangères, qui avait tenté d'infléchir le vote irlandais au nom de la morale.<br /> <br /> Nicolas Sarkozy n'a pas bonne presse en Irlande. On n'avait pas apprécié, lorsqu'il était ministre des finances, ses plans d'harmonisation fiscale. Ministre de l'intérieur, il est resté dans la mémoire irlandaise avec son invention en 2003 d'un "G5" des ministres de l'intérieur de l'UE, puis d'un "G6" : un directoire des plus grands pays européens "pour surmonter les lourdeurs d'une Europe à 27 membres" (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne, puis Pologne). La petite Irlande n'en était pas. Elle n'a pas aimé. Le ministre Sarkozy a laissé l'image d'un Européen peu convaincu de devoir composer avec les nations moins importantes.<br /> <br /> Que le président des Français, lesquels avaient dit non au traité constitutionnel de 2005, demande maintenant aux Irlandais de reconsidérer leur vote, apparaît comme un comble d'outrecuidance. D'autant plus qu'en Irlande, les partisans du non avaient clairement fait savoir qu'ils exigeaient une renégociation totale du traité : "Nous ne nous contenterons pas de quelques amendements ci et là", avait prévenu l'homme d'affaires Declan Ganley, le "Mister No" de la campagne, le jour de sa victoire.<br /> <br /> La soi-disant "french gaffe" de Nicolas Sarkozy relève sans doute d'une volonté tactique. Laisser aux députés UMP et à la presse le soin de dévoiler son plan, juste avant sa venue à Dublin, vaut comme un ballon d'essai. Une manière d'indiquer à Brian Cowen le cadre du débat. Et de lui rappeler, à lui qui cherche à gagner du temps, que l'Europe n'est pas infiniment patiente. A écouter la mauvaise humeur des Irlandais, la "french stratégie" pourrait bien s'avérer désastreuse. <br /> <br /> <br /> <br /> Marion Van Renterghem<br /> Article paru dans l'édition du 19.07.08
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R
Service minimum, ils n'ont que ces deux mots à la bouche. La France d'aujourd'hui, c'est plutôt "pouvoir d'achat minimum", "croissance minimum", "libertés minimum", "justice sociale minimum"... Et surtout "espoir minimum". Pourtant, pendant que les Français se serrent la ceinture, "ça banque un maximum" au sommet de l'Etat.<br /> Au fait, à quand un article sur les millions que vient de rafler l'escroc Bernard Tapie avec l'aide de l'Elysée ? Voilà un bon sujet pour un blog politique de qualité comme le vôtre !
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