Blog d'Arnaud COSSIN

« A situation exceptionnelle, engagement exceptionnel » a lancé aujourd’hui le Président de la République. L’Etat a fait part d’un engagement considérable pour rétablir la confiance du système bancaire. La où les Etats-Unis ont échoué avec « Lehman Brothers », l’Europe se montre aujourd’hui exemplaire grâce au dynamisme de la Présidence française. Pour la première fois depuis la création de la monnaie européenne, les Etats de la zone Euro se sont réunis autour d’une table afin de trouver des solutions. Grâce à Nicolas Sarkozy, l’Europe a su trouver son unité face à la crise et c’est elle qui fait désormais valoir ses idées, ses valeurs et ses intérêts. Je trouve honteux l’attitude des Socialistes qui ont refusé de voter un plan de relance qui ne coûtera pas un centime au contribuable. En effet, la somme de 40 milliards d’euros servira à recapitaliser les banques qui en auront besoin. Lors de la reprise économique, une ouverture de capital sera effective. 320 milliards d’euros concernent la mise en place d’un système de garantie payante par les banques. Voila une mesure qui permettra aux investisseurs de bénéficier à nouveau de crédits bancaires.
N’oublions pas que cette crise est mondiale, c’est pourquoi le 15 novembre prochain, un sommet réunissant le « groupe des 20 » aura lieu à Washington. Sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, l’objectif sera d’adapter le système économique mondial aux institutions du 21ème siècle.
Après les mesures destinées à aider le secteur bancaire, Nicolas Sarkozy était en déplacement ce jeudi 23 octobre près d’Annecy pour présenter son plan d’aide aux entreprises. J’ai suivi avec attention le discours du Président, largement applaudi. On ne connaît pas la durée de la crise, ni sa profondeur ; par contre on sait que l’économie est fortement ralentie. Dans l’urgence, Nicolas Sarkozy propose la création d’un « fond public d’intervention » destiné aux entreprises « stratégiques » ou menacées de délocalisation. Il sera géré par la Caisse des Dépôts et Consignations sous contrôle du Parlement. Un médiateur du crédit sera nommé pour servir les entreprises ayant des difficultés. Autre point important attendu depuis longtemps par le MEDEF : l’exonération de Taxe professionnelle pour tout nouvel investissement dans les entreprises jusqu’au 1er janvier 2010. L’Etat compensera aux Collectivités locales le manque à gagner.
Enfin, Nicolas Sarkozy s’est montré en faveur d’un assouplissement de l’ouverture des magasins le dimanche au bénéfice des touristes et du pouvoir d’achat.
Pour terminer par une note d’humour, les Socialistes européens par l’intermédiaire de Martin Schultz ont fait savoir à Nicolas Sarkozy qu’il « parlait comme un socialiste européen ». Le Président français a rétorqué : « suis-je devenu socialiste ? Peut-être, mais convenez que vous, vous ne parlez pas comme un socialiste français ! » Une situation qui rappelle légèrement l’intervention de Tony Blair devant les Députés UMP il y a quelques mois… Une preuve supplémentaire que la France possède le parti Socialiste le plus conservateur d’Europe !