Blog d'Arnaud COSSIN
Nicolas Sarkozy a demandé avant-hier aux Députés de légiférer rapidement sur l’ouverture des magasins le dimanche. Je vous avoue, ne pas avoir eu au départ une grande idée sur la question… et puis ma réflexion a muri. Elle n’engage que moi… Je vais donc commencer par un coup de gueule : Non, non et non… nous sommes en 2008, alors exit les repas de famille qui durent toute l’après midi les dimanches !!! Il y a beaucoup d’autres activités à faire les dimanches ! Voila, ça c’est fait…
En région parisienne, le rythme quotidien « métro boulot dodo » ne permet pas toujours de faire ses courses en semaine. L’ouverture dominicale faciliterait largement le quotidien de nombreux parisiens. En province, le mode de vie est complètement différent. J’aurais pu arrêter mon raisonnement là en convenant d’un assouplissement de la loi dans la capitale et de jouer la carte du conservatisme sur le reste du territoire. Mais quels seraient les effets pervers ? Prenons un exemple concret : je crois qu’il y a de fortes chances que les Euréliens migrent dans le département voisin des Yvelines si les magasins franciliens ouvrent le dimanche. La croissance de l’Eure-et-Loir se verrait ainsi ralentie et les enseignes seraient obligées de s’adapter en ouvrant à leur tour les dimanches, et ainsi de suite… : c’est l’effet boule de neige. Dans ce contexte, il faudra veiller à ce que les petits commerces de proximité arrivent à faire face aux grandes enseignes.
Positionnons nous maintenant du coté du salarié. Souvenez vous de la campagne électorale des Présidentielles l’année dernière où Nicolas Sarkozy rencontrait une hôtesse de caisse de supermarché qui s’est exprimée : « Suis-je pour le travail dominical ? Bien entendu ! Une journée de 8 huit heures le dimanche et une journée de 8 heures en semaine c’est la même chose… sauf que je suis payé double ! Alors évidemment que je suis favorable au travail le dimanche ». Le contexte à changé et la crise est aujourd’hui une réalité. Le pouvoir d’achat reste la priorité du gouvernement malgré cette crise. Le travail le dimanche, c’est du pouvoir d’achat en plus pour les salariés.
Certains diront que « magasins ouverts le dimanche ou non, le budget d’une famille reste le même et ce qui est dépensé actuellement en 6 jours, le sera sur 7 ». Alors pourquoi certaines enseignes aujourd’hui préfèrent payer une amende pour ouvrir le dimanche ? Tout simplement parce que certains achats se font plus facilement le dimanche où l’on est reposé et détendu. Je pense notamment au secteur de l’ameublement, l’automobile, du sport du bricolage et des loisirs.
A partir du moment où la loi encadre ces domaines, je suis favorable à un assouplissement de la loi concernant l’ouverture des magasins le dimanche. Il faut aussi qu’elle soit basée sur le volontariat. Les étudiants devraient tirer leur épingle du jeu car les enseignes n’hésiteraient pas à faire appel à eux. Le travail le dimanche doit être fait dans un esprit gagnant-gagnant. C’est ce qui assurait la réussite de cette probable future loi !