Blog d'Arnaud COSSIN
En France, la loi actuelle instaure un droit au "laisser mourir". Les médecins peuvent décider "de limiter ou d'arrêter un traitement inutile, disproportionné ou n'ayant d'autre objet que la seule prolongation artificielle de la vie". Elle permet aussi d’administrer des traitements anti-douleur permettant de soulager la souffrance avec pour "effet secondaire d'abréger la vie".
Avec quelques restrictions :
-le malade doit être en "phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable".
-la décision doit être prise de façon collégiale par au moins deux médecins.
-ils doivent tenir compte de l'avis du patient ou avoir consulté la personne de confiance qu'il a désignée, voire sa famille.
Le cas récent de Chantal Sébire a relancé le débat. Elle demandait le droit à pratiquer une euthanasie active, c’est à dire une provocation du décès par le médecin ou un proche du patient, par exemple par injection létale. Cette pratique n’est pas aujourd’hui autorisée en France. Et pour cause, à droite comme à gauche, les avis divergent. Personnellement, je n’ai pas eu a affronter cette situation dans mon entourage, mais le cas de Chantal Sébire m’a sensibilisé sur le sujet. Je crois qu’il serait bon d’aller plus loin en modifiant la loi. Bien sur, il ne s’agirait pas d’assister le premier dépressif dans l’acte de mourir ! Le but n’est pas de construire une machine à fabriquer des morts… Il faut bien « cadrer » en instaurant par exemple une commission nationale qui régulerait les demandes au cas par cas. Bien entendu, ma réflexion semblera légère pour beaucoup. Le débat est ouvert…