Blog d'Arnaud COSSIN
Les Socialistes l'appellent "plan de rigueur", Nicolas Sarkozy parle de "plan de réformes" car c'est bien le terme adapté. En effet, la plupart des mesures annoncées ce jour (4 avril) étaient au programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. S'il s'agissait d'un plan de rigueur, pourquoi les socialistes ne l'auraient-ils pas dénoncé en Mai 2007 ? L'opposition socialiste s'est trop souvent contentée d'augmenter les impôts pour financer les dépenses nouvelles, au plan national comme au plan local, sans jamais s'interroger sur la pertinence et l'efficacité des dépenses existantes. On constate que la redistribution économique est complétement remise en question. Parmi les 166 mesures annoncées par le chef de l'Etat, on notera les plus importantes :
- Le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite (sauf dans l'Education Nationale) : permettra de réaliser 1 milliard d'euros d'économie.
- La mutualisation des services des 3 armées.
- L'allègement des sevices diplomatiques : Est-il normal que nous ayons 721 personnes au sein de nos services diplomatiques au Sénégal, et 271 au Inde, pour un milliard habitants. C'est le poids de histoire, mais il faut l'adapter !
- Recentrer l'octroi aux HLM aux publics les plus en difficulté. «La part des ménages français pouvant prétendre à un logement HLM a augmenté de moins de 60% à près de 70% en dix ans. Est-ce bien raisonnable alors que l'Etat s'est engagé à loger les personnes les plus en difficulté ?»
- Principe d'ajustement des loyers en fonction des revenus pour les personnes bénéficiant de logements sociaux.
Au total, ce projet ambitieux mais réaliste représente 7 milliards d'économies réalisés jusqu'en 2011. Efficacité et justice sous-tendent les réformes annoncées par le président de la République, qui répond ainsi à l'attente des Français qui sont près de 80% à réclamer des économies du train de vie de l'Etat. Réduire les déficits, c'est défendre le pouvoir d'achat des Français. Si notre pays dépensait au même rythme que notre voisine l'Allemagne, c'est 150 milliards d'euros que l'on pourrait rendre aux Français. Pour éviter la rigueur, la président de la République a choisi la réforme. Nicolas Sarkozy souhaitait une France irréprochable. Continuons dans cette voie !